UNE NUIT D'ÉTÉ, LE POÈTE EXPRIME SES SENTIMENTS AU SORTIR D'OSCAR WILDE.
Je ne veux pas connaître le nom des constellations
Je veux me perdre en entier
Je connais déjà deux étoiles filantes
Elles sont mes seuls ponts sacrés
Parce que je suis de mon époque, résolument
Je ne tournerai plus le dos à mon époque
Bien que j'en présente tout le caractère
En moi je ne laisse qu'une traînée de poudre et disparaît
Et puis encore la même existence, deux minutes
Allume - disparaît - allume
Je serai le bâtard d'un coq et d'une roue
Lançant des débuts de cocorico stellaires toute ma vie
A qui veut bien m'entendre
A qui veut bien que la roue l'écrase
La plume va à la plume
Je n'ai pas d'autre besoin d'exister
Je reste assis le cul entre deux trônes
Posés sur le chaos rampant qu'on s'invente, qu'on danse
Pour qu'il prenne forme
Je m'allume je m'éteins très vite
Si vite qu'il vous faudra conduire à fond la caisse
Pour espérer seulement apercevoir un clignotement dans le rétroviseur
Ici on imagine toujours, afin de retrouver la pure réalité
L'inconscient n'est qu'un mensonge inventé par la psychiatrie
Eux ce qu'ils veulent c'est que continue à nous échapper
Le fait que nous ayons un nouveau monde à ériger sans cesse
La psychiatrie ne danse pas
Mais l'ours, l'homme et la corde oui
Des piliers de pas de danses, des cathédrales d'analogies
Voilà tout ce qu'il nous faut
Pour nourriture : de l'ambroisie
C'est-à-dire de la vitesse fameuse coupée par d'infinies pensées
Retenons les leçons du présent
La jeunesse aura toujours raison
Même en se trompant
S'allumer - s'éteindre - partir en poussière de pets
Côtoyer des côtes de géantes amoureuses
Piquer des images à un poète virtuel
Résolument moderne, tout recommencer
Blafard et jacassant jusqu'à l'extrême de l'orteil
Bâtards de coqs et de roues
Enseignant des soleils.
lundi 16 août 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire