vendredi 29 octobre 2010

dans le silence

Dans le silence
Compotier des astres

C’était une vapeur subtile
Dans la banlieue du jour

Le diable sait
Ou brille le rauque bleu

La conversation elle sortit de la bibliothèque
Une toux sans écho


Dans une ville de pierre imaginaire
Ils se lèvent vers l’éternelle incandescence

On peut ainsi couper
Dans ton cœur de folle

Les haches cognaient
L’ombre d’une hésitation


Mon chéri est à moi
Sur les lèvres de voyageurs

Ouvre moi, ma sœur
Des manufactures de rêve

Des sénégalais
Un russe mort
Et aussi de la pommade au souffre

Je ne pourrai plus avoir peur
Pour deux

Jésus voulait un abricot
Un roi solaire
Abattu par l’épée

Lumières éteintes
La bataille
L’agonie est extase

Parce que l’homme n’est pas un roi
Jésus se fâcha un jour
Dieu incarné

Somptuosité religieuse
Dans une idéologie libérale

Ils s’étaient risqués à désassembler des fictions

Met un éléphant à la place d’un âne
Comme on soulève un pansement

Y a –t-il des moments de l’éternité
Mon chien commence à être âgé

C’est ici que l’on sent la femme
A l’équinoxe de printemps

Le désir qui s’éteint
Dans sa guerre de virtualité

N’ayant presque rien
Persévérons dans le réel

Voici refleurir
Dans le chaos de la précision
Dans la grand jardin
la beauté clouée

et son plus charmant vêtement
poitrine en avance sur son néant

dans la lune
ma salive sur ton sexe

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