Dans le silence
Compotier des astres
C’était une vapeur subtile
Dans la banlieue du jour
Le diable sait
Ou brille le rauque bleu
La conversation elle sortit de la bibliothèque
Une toux sans écho
Dans une ville de pierre imaginaire
Ils se lèvent vers l’éternelle incandescence
On peut ainsi couper
Dans ton cœur de folle
Les haches cognaient
L’ombre d’une hésitation
Mon chéri est à moi
Sur les lèvres de voyageurs
Ouvre moi, ma sœur
Des manufactures de rêve
Des sénégalais
Un russe mort
Et aussi de la pommade au souffre
Je ne pourrai plus avoir peur
Pour deux
Jésus voulait un abricot
Un roi solaire
Abattu par l’épée
Lumières éteintes
La bataille
L’agonie est extase
Parce que l’homme n’est pas un roi
Jésus se fâcha un jour
Dieu incarné
Somptuosité religieuse
Dans une idéologie libérale
Ils s’étaient risqués à désassembler des fictions
Met un éléphant à la place d’un âne
Comme on soulève un pansement
Y a –t-il des moments de l’éternité
Mon chien commence à être âgé
C’est ici que l’on sent la femme
A l’équinoxe de printemps
Le désir qui s’éteint
Dans sa guerre de virtualité
N’ayant presque rien
Persévérons dans le réel
Voici refleurir
Dans le chaos de la précision
Dans la grand jardin
la beauté clouée
et son plus charmant vêtement
poitrine en avance sur son néant
dans la lune
ma salive sur ton sexe
vendredi 29 octobre 2010
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