les joyaux du simple sont tombés dans tes mains
sans que tu ne saches qu'en faire
tu as mouliné bien fort les bras
tu les as moulinés bien fort dans l'air
mais les joyaux ne tombaient pas
non, les joyaux ne tombaient pas
ils t'obligeaient à garder le poing serré
d'une étreinte douce et irréfutable
sans geôlier ni prisonnier
comme celle de l'amour déçu qui se souvient
tu as soufflé, soufflé dans l'air, bien fort
des paroles dont la queue et la tête
étaient séparées par un tronc
de fantôme
des millier de bulles de millier de couleurs
s'échappaient de ta bouche
pour amuser les enfants
mais les enfants se muaient en hommes
et toutes les bulles éclataient un jour
ou l'autre sur leurs groins aiguisés
les joyaux du simple ont repeint tes entrailles
tes paroles et tes actes
tu es vraiment barbouillé de peintures
de saphirs fauves ou de rubis pâles
ils t'obligent à garder le poing serré
à parler un langage qui éclate
en contemplant jouer les singes
personne ne peut délier ta main
personne à qui donner
personne à peindre
personne pour oublier
tes prières tu les tait
sans savoir qu'en faire
dans ta tête d'ocre doré
impossible de joindre les paumes
quand les joyaux du simple y sont tombés
vendredi 29 octobre 2010
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1 commentaires:
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