vendredi 29 octobre 2010

joyaux du simple

les joyaux du simple sont tombés dans tes mains
sans que tu ne saches qu'en faire

tu as mouliné bien fort les bras
tu les as moulinés bien fort dans l'air
mais les joyaux ne tombaient pas
non, les joyaux ne tombaient pas

ils t'obligeaient à garder le poing serré
d'une étreinte douce et irréfutable
sans geôlier ni prisonnier
comme celle de l'amour déçu qui se souvient

tu as soufflé, soufflé dans l'air, bien fort
des paroles dont la queue et la tête
étaient séparées par un tronc
de fantôme

des millier de bulles de millier de couleurs
s'échappaient de ta bouche
pour amuser les enfants

mais les enfants se muaient en hommes
et toutes les bulles éclataient un jour
ou l'autre sur leurs groins aiguisés

les joyaux du simple ont repeint tes entrailles
tes paroles et tes actes
tu es vraiment barbouillé de peintures
de saphirs fauves ou de rubis pâles

ils t'obligent à garder le poing serré
à parler un langage qui éclate
en contemplant jouer les singes

personne ne peut délier ta main
personne à qui donner
personne à peindre
personne pour oublier

tes prières tu les tait
sans savoir qu'en faire
dans ta tête d'ocre doré

impossible de joindre les paumes
quand les joyaux du simple y sont tombés

1 commentaires:

Anonyme a dit…

je t'aime